lundi 2 novembre 2015

Devoirs jusqu'au 16 novembre







Mercredi 4 novembre
Propositions de mises en scène pour l’acte V, scène 4 de Tartuffe.


Jeudi 5 novembre
Absente (en formation).


Lundi 9 novembre

Interrogation de lecture à l’oral sur George Dandin de Molière et Bérénice de Racine.

+ Lire les documents suivants, et répondre à la question en suivant la méthode de la question sur corpus (c’est-à-dire en confrontant les textes) : « En vous appuyant sur ces textes, comment définiriez-vous un héros tragique ? »
·         Corneille, Le Cid (manuel p.194)
·         Racine, Britannicus (manuel 194)
·         Racine, Phèdre (manuel p.195)
·         Britannicus de J. Racine, mise en scène de Brigitte Jacques-Wajeman, 2004 (p.195)


Lundi 16 novembre
Lire le passage de confrontation entre Titus et Bérénice, acte IV, scène 5, en préparant une lecture à voix haute à deux élèves, et répondre à la question suivante :
·         Quelle est la tonalité dominante de cette scène (le registre) ? Vous répondrez en vous appuyant sur des extraits précis.


dimanche 4 octobre 2015

Corrigé du contrôle de lectures estivales




1.     MOLIERE, L’Ecole des Femmes                                                                              (/ 7 points)

1.      Qu’est-ce que l’Illustre Théâtre ?           / 0,5
Nom de la troupe fondée en 1643 par Molière.
2.     Comment la pièce L’Ecole des Femmes a-t-elle été reçue lors des premières représentations ? /1,5
La pièce est créée avec succès en 1662 au Théâtre du Palais-Royal, mais provoque dès le début de vives réactions (ou querelle). Les opposants dénoncent les invraisemblances, le plagiat, les attaques à la bienséance et à la religion.
Molière répond à ses détracteurs en publiant en 1663 La Critique de l’Ecole des femmes et L’Impromptu de Versailles.
3.     Expliquez pourquoi Arnolphe se fait appeler M. de la Souche. Qu’est-ce que ce choix révèle sur la personnalité de cet homme ? / 2
Arnolphe se fait appeler ainsi pour deux raisons. Cela lui permet de cacher sa véritable identité (aux yeux d’Horace notamment) et cela lui permet de s’anoblir. Ce nom d’emprunt satisfait son ambition sociale et révèle  un caractère orgueilleux. Toutefois, le ridicule d’Arnolphe apparaît à travers le choix de ce nom : le terme « souche » évoque un arbre mort représentant le côté passéiste du personnage.

4.      A la lecture de cette œuvre, que peut-on déduire du regard que porte Molière sur l’éducation des jeunes filles à son époque ? / 3
Molière porte un regard critique sur l’éducation des jeunes filles à son époque.
Tout d’abord, il met en lumière le fait que les jeunes filles sont placées dans des couvents où elles sont maintenues dans une certaine ignorance.
« Dans un petit couvent, loin de toute pratique,
Je la fis élever selon ma politique,
C’est-à-dire ordonnant quels soins on emploierait
Pour la rendre idiote autant qu’il se pourrait. » I, 1 vers 135 à 138

Puis à travers les paroles d’Arnolphe, Molière exprime l’opinion de ses contemporains sur l’éducation des jeunes filles :
« Et c’est assez pour elle, à vous en bien parler,
De savoir prier Dieu, m’aimer, coudre et filer. » I, 1 vers 101-102

L’évolution du personnage d’Agnès, passant de la jeune fille ingénue à la jeune femme réfléchie, reflète les idées de Molière sur l’éducation des femmes. En effet, ce dernier souhaite prendre part au débat animant le XVIIe siècle sur la place des femmes dans la société. Les précieuses discutent grandement de l’égalité des sexes, du droit à la culture et du mariage d’amour pour les femmes. D’ailleurs si Molière s’est parfois moqué du côté excessif de celles-ci, le titre-même de sa pièce L’Ecole des femmes, ne peut que refléter sa volonté de montrer qu’il soutient leur combat.
Emile ZOLA, Germinal                                                                                                        (/ 8 points)
5.     Sur Zola : Sous quel nom Zola a-t-il rassemblé la plupart de ses romans ? Citez un autre roman appartenant à cette fresque littéraire. / 1
Fresque littéraire : les Rougon Macquart

1.     La Fortune des Rougon (1871)
2.     La Curée (1872)
3.     Le Ventre de Paris (1873)
4.     La Conquête de Plassans (1874)
5.     La Faute de l'abbé Mouret (1875)
6.     Son Excellence Eugène Rougon (1876)
7.     L'Assommoir (1877)
8.     Une page d'amour (1878)
9.     Nana (1880)
10.   Pot-Bouille (1882)
11.   Au Bonheur des Dames (1883)
12.   La Joie de vivre (1884)
13.   Germinal (1885)
14.   L'Œuvre (1886)
15.   La Terre (1887)
16.   Le Rêve (1888)
17.   La Bête humaine (1890)
18.   L'Argent (1891)
19.   La Débâcle (1892)
20.   Le Docteur Pascal (1893)


6.     Sur l’œuvre : Qu’est-ce que le Voreux ? Pourquoi ce nom ? / 1,5
Le Voreux est le nom attribué à la mine : la fosse à laquelle se rendent chaque jour les mineurs, située dans le nord de la France, près de Marchiennes (0.5 )
Ce nom a été choisi par Zola, sans doute parce que le lieu engloutit les hommes, telle la gueule monstrueuse d’une bête VOR-ace qui dé-VORE des êtres de chair et d’os. Le monstre déVORateur ne restitue pas toujours ce qu’il a pris… (1pt)

7.     Donnez pour chaque définition du tableau le terme qui lui correspond dans la liste ci-dessus. / 1,5
SOUFFLARD : Jet violent de grisou s’échappant d’une fissure.
GALIBOT : Jeune manœuvre.
PORION : Responsable d’une ou deux tailles dans la mine.
SILICOSE : Maladie des mineurs, due à l’inhalation de la poussière de silice.
HERCHER ou HERSCHER (inv.) : Pousser un wagonnet dans la mine.
BOISEUR : Ouvrier qui renforce les galeries des mines.

8.     En quoi le personnage d’Etienne Lantier évolue-t-il au cours du roman ? / 2
Vous justifierez votre point de vue à l’appui d’exemples précis tirés de l’œuvre.
NB : identité du personnage :
C’est le fils de Gervaise Macquart et de son amant, Auguste Lantier (ouvrier tanneur à Plassans, dans le midi). Après avoir été abandonnée par Lantier, Gervaise se console en épousant Coupeau, un ouvrier zingueur, qui maltraite souvent l'enfant.
A 12 ans, Etienne est employé comme apprenti dans une fabrique de boulons, puis, est, par la suite, envoyé à Lille comme mécanicien. Lorsqu'il apparaît dans Germinal, Etienne a 21 ans. Il erre depuis huit jours sur les routes du Nord à la recherche d'un travail. Il vient alors de Lille où il a été renvoyé de son travail de mécanicien pour avoir giflé son chef.
Une figure d’étranger
Au début du roman, Etienne fait donc figure d’étranger tout récemment arrivé. Il ne connaît pas le pays et nous apparaît solitaire et désoeuvré, à la recherche d’un emploi. Dans la mine où il est rapidement embauché, il se montre d’abord maladroit dans le maniement de la berline.
Il pense ne jamais s’adapter et quitter le pays mais l’excipit de la première partie nous le montre en pleine contemplation du Voreux et des alentours. Il prend la décision de rester. Déjà le souffle de la (future) révolte l’anime et le guide, préparant la suite.
L’un des bons herscheurs de la fosse
Peu à peu, à la faveur de départs ou autre, il prend du galon dans la mine et s’affirme. « Au bout de trois semaines, on le citait parmi les bons herscheurs de la fosse ». Il entre finalement dans l'équipe de Maheu, grâce à l'emploi de haveur qu'on lui propose ensuite.
L’acteur de la révolution
Il se lance à corps perdu dans l'action révolutionnaire, révolté par la misère et la résignation de ses camarades. L'emportant sur les autres mineurs par son intelligence, son courage et sa personnalité, il devient leur chef.
L'évolution du personnage est assez "spectaculaire". En effet, tout d'abord marxiste et pour la violence, il est passé au rejet de la violence et au collectivisme socialiste. C'est d'ailleurs pour le collectivisme qu'il part à Paris (pour être un homme politique). Etienne doute de lui-même. Il éprouve une sensible souffrance pour ses camarades mineurs, lors des quinze jours de grève, mais sa vanité, son goût pour le pouvoir et son ambition ("il montait d'un échelon, il entrait dans cette bourgeoisie exécrée, avec des satisfactions d'intelligence et de bien-être qu'il ne s'avouait pas") lui font vite retrouver sa combativité.
Conclusion : le héros d’un roman d’apprentissage ?
L'aventure de ce personnage est une formation personnelle : il apprend un métier, il découvre la passion, il se forme comme un militant ouvrier et symbolise la prise de conscience de toute une classe, la classe ouvrière. Il fait de Germinal un roman d'apprentissage.

9.      Comment expliquez-vous le choix du titre Germinal pour ce roman ? / 2
Vous rédigerez votre réponse dans un paragraphe argumenté.
Avant Germinal, Zola avait pensé à d’autres titres. Ainsi il a  hésité avec « La Lézarde » qui fait penser à l'idée de « fissure », mais encore à « Table Rase » qui renvoie au fait de tout détruire et de tout nettoyer, à « Le feu souterrain », « Le feu qui couve » et enfin « Moisson rouge ». Toutes ces idées de titre indiquent l’idée d’un début plutôt négatif, l’idée de destruction, de violence.


Zola se décide enfin pour Germinal : un titre d’un seul et unique mot, énigmatique, au sens fort
Ø  il contient le mot « mine » ce qui correspond évidemment bien à l’ensemble du livre étant donné que ce livre se déroule la plupart du temps dans les mines.
Ce titre fait aussi référence à la révolution et au printemps (germe), ainsi au début du livre le paysage est plutôt négatif, froid, monotone et noir,  il fait penser à la mort. Il laisse place à la fin au printemps, aux bourgeons, comme une sorte de renaissance, de Germination, terme qui apparaît dans la dernière phrase du roman. NB : Germinal est un mois du calendrier républicain ; il correspond au début du printemps et à la renaissance de la nature.
Camus, Les Justes                                                                                                                  (/ 5 points)
10.     Comment comprenez-vous le titre de la pièce de Camus : Les Justes ?
Organisez votre réponse dans un paragraphe argumenté (/2)
Le titre de cette pièce de théâtre Les Justes a suscité de nombreuses réflexions et peut paraître paradoxal.
Le terme « juste » peut désigner d’après la définition du Petit Larousse «quelqu’un qui se conforme à l’équité, en respectant les règles de la morale ou de la religion» mais ceux qui se désignent comme tels dans la pièce (le groupe de révolutionnaires socialistes Annenkov, Dora, Stepan, Voinov, Kaliayev) répondent-ils à  cette définition ? L’assassinat du grand-duc est-il un acte de justice ? Les révolutionnaires le pensent car ils agissent au nom de la liberté et pour le bien du plus grand nombre.

11.     Résumez l’intrigue de l’œuvre en une dizaine de lignes. Vous aurez soin de rappeler le cadre spatiotemporel, les personnages et leur rôle dans l’intrigue. (/3)
Un matin, dans l’appartement qu’ils occupent ensemble, se réunissent cinq terroristes qui achèvent de mettre au point un attentat pour assassiner le Grand Duc : Dora Doulebov et Boris Annenkov sont d’abord rejoints par Stepan Fedorov puis par Alexis Voinov, qui a été chargé de reconnaître le parcours et de lancer la deuxième bombe, et par Ivan Kaliayev, qui a pour mission d’envoyer la première. Mais le lendemain soir, ce dernier avoue ne pas avoir agi, car il y avait deux enfants innocents dans la calèche du Grand-Duc. Après une dispute, ils remettent au lendemain l’exécution de l’attentat. Enfin, Alexis se fait remplacer par Boris pour accomplir sa mission et leur projet commun aboutit.
     L’action se déroule ensuite dans la cellule de Kaliayev qui a été arrêté. Après avoir discuté avec Foka, un prisonnier qui a accepté de faire office de bourreau pour voir sa peine écourtée, il refuse de livrer ses camarades à Souratov, le directeur du département de police, en échange de sa grâce. Après quoi, il reçoit la visite de la Grande-Duchesse qui l’appelle au repentir.
     Une semaine plus tard, dans un autre appartement, les terroristes se demandent si, oui ou non, leur ami les a trahis et s’est repenti ; mais ils apprennent sa pendaison. Dora se fait raconter tous les détails sur les derniers moments de son amant ; elle veut se persuader qu’il a marché heureux vers la potence. Puis elle obtient le droit d’exécuter le prochain attentat.

mardi 29 septembre 2015

Corrigé de l'introduction de l'acte I, scène 1 du Tartuffe



Je me suis basée sur la copie d'Amélie S., claire et dont la méthode était bien suivie.
J'ai modifié quelques formules, en particulier l'accroche et la présentation de la pièce (j'ai précisé qu'elle avait été censurée).




            [accroche sur le contexte historique et culturel] Le XVIIe siècle possède deux mouvements littéraires principaux : le baroque et le classicisme. Le théâtre classique, qui a pour but de corriger les mœurs par le rire, est un mouvement soutenu par le roi. [présentation de l’auteur] Molière, de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin, auteur du Tartuffe, était très apprécié par Louis XIV, bien qu’il ait été très critiqué par les nobles. En effet, beaucoup de ses pièces ont été censurées, non pas par la volonté du roi, mais par la volonté de son entourage qui trouvaient ces pièces scandaleuses, bousculant le bon sens de la société. La plupart du temps, les comédies de Molière engagent une critique de l’oppression des pères sur leurs filles, et notamment du pouvoir qu’ils possèdent sur leur droit de mariage. [présentation de la pièce] La pièce que nous étudions est l’une de ces comédies. Mais Le Tartuffe fait aussi, et surtout, une critique de l’hypocrisie religieuse, et des faux dévots qui utilisent la religion à des fins personnelles. La pièce fut d’ailleurs censurée par la Compagnie du Saint-Sacrement lors de ses premières représentations, en 1664, et il fallut attendre 1669 pour que le roi autorise la troupe de Molière à la représenter sur scène. [présentation de l’extrait] Dans l’extrait de la scène d’exposition soumis à notre étude, nous retrouvons Mme Pernelle, grand-mère de Damis et Mariane, mère d’Orgon, qui est sur le point de partir. Tous les personnages, sauf Orgon et Tartuffe, sont présents sur scène. Mme Pernelle domine la conversation et critique toute la maisonnée, exceptions faites de son fils et du Tartuffe, qu’elle n’oublie pas de complimenter. Par son intermédiaire, le spectateur reçoit des informations sur les personnages et sur l’intrigue qui se met en place. [problématique] Il est ainsi légitime de nous demander ce que nous apprend cette scène d’exposition.